« Bosser moins pour surfer plus », le slogan qui fait sourire et que tous les surfeurs peuvent comprendre… Qui n’a jamais raté une session parfaite car il fallait aller bosser ? Et oui, les vagues ça se mérite ! Surfeurs et surfeuses doivent bien allier leur job et leur passion. Y a-t-il un métier idéal pour surfer ? Le mieux, c’est de demander aux personnes concernées. Ils/Elles sont passionné(e)s de surf et nous racontent les avantages et les inconvénients de leur métier pour surfer et travailler !
Alors, quel métier pour un surfeur ?

Quel métier pour un surfeur ?


Jorgann Couzinet – surfeur pro

Mon métier est bien pour surfer car : car il me permet de surfer partout dans le monde, et donc de découvrir chaque culture, plein de spots et de vagues parfaites !

Mais, je ne suis pas un grand fan des heures de vol, et donc de l’avion…jorgann couzinet surf

Franck Lacaze – commentateur sportif

Mon métier est bien pour surfer car : il me laisse beaucoup de temps entre deux épreuves du World Tour pour profiter des vagues d’Anglet (ou d’ailleurs) et que la plupart du temps je suis motivé à bloc après avoir commenté les vagues des meilleurs surfeurs de la planète.

Mais, mon métier demande quelques sacrifices : le temps loin des miens et les longues journées -quand ce ne sont pas des nuits- où il faut tenir la distance.
Mais… je ne changerais de métier pour rien au monde.franck lacaze jounaliste

Yann Hubert – artiste

Mon métier est bien pour surfer car : mon emploi du temps me permet de m’adapter aux conditions de vagues et donc de pouvoir profiter des meilleures sessions sur la côte basque. Mon art étant orienté autour de la culture « surf », chacune de mes sessions de surf vient le nourrir à travers de nouvelles inspirations. Quoi de mieux pour réfléchir à ma prochaine création que d’être littéralement plongé dans l’océan au maximum.

Mais, il faut trouver l’équilibre entre le dessin et le surf, étant passionné par les deux il m’arrive de passer des sessions à rallonge et chaque minute que je passe à l’eau c’est du temps en moins pour l’art, sachant qu’un dessin me demande au minimum 30 heures il faut savoir se raisonner !yann hubert artiste

Guillaume Barrucq – médecin généraliste

Mon métier est bien pour surfer car : on a besoin de médecins dans toutes les destinations surf, que ce soit sur les côtes françaises en métropole, dans les Dom-Tom ou sur des spots reculés comme G-Land par exemple. On peut choisir son lieu d’exercice mais aussi aménager ses journées de travail en fonction des conditions. Il y a de plus en plus de médecins surfeurs et surfeuses dans le monde et on se retrouve chaque année à la conférence de Surfing Medicine International pour parler des pathologies et de la prévention des traumatismes liés à notre sport.

Mais, il faut au préalable accomplir de longues études pendant lesquelles on rate de nombreuses sessions pour réussir les concours et examens. On travaille beaucoup en médecine pendant les études et une fois en exercice, mais l’avantage est que les spécialités et les cas sont très variés. On ne s’ennuie jamais en médecine et on garde une liberté compatible avec la pratique du surf, tout en restant son propre patron !guillaume barrucq docteur

Alexandre Malsch – directeur marketing digital monde chez Quiksilver

Mon métier est bien pour surfer car : je bosse avec mon équipe, répartie aux quatre coins du monde, sur des stratégies de publications de contenus incroyables pour tous les fans de glisse : le nouveau délire de Mikey Wright, la dernière vague de Jeremy Flores sur la Gold Coast, le dernier clip de Léo ou le nouveau super projet de Travis…
Je côtoie aussi beaucoup les riders, sur leurs spots de rêves, pour les aider à construire une stratégie efficace sur leurs réseaux sociaux. C’est un rêve de gamin que de pouvoir surfer avec eux, et de partager une partie de leur vie. Ils sont vraiment tops. Les équipes de Quiksilver et de Roxy sont de vraies familles multi générationnelles avec une ambiance hyper cool que ça soit chez les grooms, les Young’s guns, les pros ou les mégas légendes du surf.
Enfin nos campus sont vraiment cools.  Il y a tout autour de nous, énormément de reliques, de photos légendaires, de boards mythiques. Boardriders construit notre culture de la glisse depuis 50 ans et c’est incroyable de se dire qu’à mon tour j’aide à écrire un petit morceau de la nouvelle page. Bien sûr, on a aussi tous les produits des nouvelles collections Quiksilver et Roxy partout dans nos bureaux, et ça aussi c’est top !

Mais, généralement il y a quasiment une année avant qu’elles ne soient disponibles. Et du coup c’est frustrant, car quand on va dans les magasins on aimerait déjà pouvoir utiliser la collection suivante, qui est évidemment encore plus cool ! 😉
alexandre malsh quiksilver

Etienne Bois – artisan (ébéniste)

Mon métier est bien pour surfer car : quand j’aurais le temps, je pourrais me faire une alaïa, et même tester d’autres formes de planches avec un shape assez primitif. Être artisan et travailler le bois, c’est aussi être amené à porter du poids et ça, c’est tout bon pour les bras ! Pas mal pour la rame 😉

Mais, ben… j’ai jamais le temps de me shaper cette fameuse alaïa ! Et comme je vais souvent surfer après le boulot, j’ai plus de bras et du coup… Je rame à 2 à l’heure ! (rires)Etienne bois artisan

Paul Duvignau – shaper

Mon métier est bien pour surfer car : je suis mon propre patron donc cela me permet de surfer et de travailler quand j’en ai envie et suivant le travail que j’ai à faire. De plus je peux surfer mes propres shapes, et rien de mieux que de croiser quelqu’un a l’eau surfer une des mes planches.

Mais, derrière ça se cache un métier difficile dans la poussière et les vapeurs résine, et où il est difficile de bien gagner sa vie, mal vu parfois dans la «société» car faire des planches n’est pas un métier (vu comme un branleur qui ne fait rien de ses journées…). Mais ils ont raison, pour moi c’est avant tout une passion plus qu’un métier, et être heureux en vivant de sa passion, ça vaut tout l’or du mondepaul duvignau shaper freesurfeur

(crédits photos : François Rousseau I Chloé Gaillard)

Nicolas Fernandez – prof de surf

Mon métier est bien pour surfer car : je suis toujours au bon endroit au bon moment pour ne rater aucune bonne session.

Mais, quand c’est parfait je coache au lieu de surfer…nicolas fernandez coach surf

(crédit photo : Jean Marc Amoyal)

Manon Lanza (Allons Rider) – Freelance

Mon métier est bien pour surfer car : ça me permet d’avoir un emploi du temps modulable en fonction de la marée et des conditions de surf. Si les conditions sont dingues je peux très bien en profiter la journée et bosser tard le soir. C’est une des raisons pour lesquelles je suis freelance aujourd’hui. Être libre, pouvoir travailler aux 4 coins du monde et être ma propre boss. Girl power un peu.

Mais, forcément c’est plus risqué. Je n’ai pas de salaire fixe, ça varie selon les mois. C’est un sacré défi mais c’est ça que j’aime je crois.manon laza surf

Damien Castera – freesurfeur

Mon métier est bien pour surfer car :  J’ai cette chance formidable de pouvoir vivre de ma passion, le freesurf. Contrairement à une carrière de compétiteur, je peux choisir mes destinations, les gens avec qui je voyage et la manière de raconter mes expériences (films, récits de voyages…) Le freesurf me permet également de voyager moins mais de passer plus de temps dans chaque destination. Je peux ainsi, attendre patiemment les bonnes vagues, partager la vie des locaux et explorer le pays.

Mais, s’il doit y avoir un « mais », je dirais peut être que c’est une profession incertaine qui ne permet pas de faire de plan de carrière à très long terme. Mais ce côté éphémère et incertain permet de jouir à fond du moment présent…damien castera freesurf

Alex Lesbats – Photographe professionnel

Mon métier est bien pour surfer car : j’ai l’immense chance de toujours partir sur des swells avec des conditions parfaites sur n’importe quels spots dans le monde, je suis (presque) tout le temps au bon endroit au bon moment, le rêve !

Mais, je pars juste le temps d’un swell, donc un ou deux jours sur place avec beaucoup de matériels : photo, vidéo, trépied, et sans planches… Deux jours de boulot non stop entre filmer, photographier, trier les images, alors pas de temps pour profiter des conditions plus que parfaites ! Juste le plaisir des yeux 😉
(mais toujours le temps pour une bonne bière pour fêter ça !)Alex Lesbats photographe

Kevin Lestrade  – entrepreneur

Mon métier est bien pour surfer car : il me permet d’être libre de mon emploi du temps et de ne jamais être loin de la côte. En tant qu’entrepreneur dans le milieu de la glisse, pratiquer fait même partie du job car cela permet de rester connecté à l’évolution constante de la pratique.

Mais, dans mon métier c’est difficile voire impossible de déconnecter pendant 3 semaines et de partir en trip à l’autre bout de la planète pour découvrir de nouvelles cultures et vagues et ainsi juste prendre le temps de savourer les sessions. C’est un gros manque en ce moment et surtout après 3 mois d’hiver !Kevin Lestrade entrepreneur

Le bonus : Trashgo

Mon « métier » est bien pour surfer car : le surf en fait partie. Ma vie tourne autour de trashgo et trashgo c’est beaucoup de choses : le voyage, l’aventure, le sport, l’écologie, l’humour, le skate et bien sûr le surf que je pratique depuis tout petit sur Biarritz. Trashgo me prend énormément de temps car j’ai beaucoup de projets et de travail mais toujours pour faire des choses que je kiffe !

Mais, bien sûr j’ai encore un peu de mal à gagner ma vie avec… J’essaye de trouver des financements avec des partenaires, des événements, « des trashquettes » dans lesquelles  je présente dans la rue mon projet et les passants peuvent participer et me soutenir. Et bien évidemment il y a les trashfriends ! Sans eux trashgo n’existerait pas. Ils me suivent, me motivent beaucoup et m’aident en achetant des articles que je vends : bonnets, casquettes, tshirt !trashgo nicolas escavi

Voilà donc une série de métiers et de témoignages intéressants qui permettent de voir que le surf et le travail peuvent très bien s’allier.
Chaque métier a ses particularités, ses avantages, ses inconvénients.
Quoi qu’il en soit, il y a toujours moyen d’optimiser l’équilibre travail / temps libre pour se dégager un maximum de temps pour surfer !

Merci à tous les surfeurs et surfeuses qui ont joué le jeu et qui ont témoigné dans cet article : Damien Castera, Manon Laza, Alex Lesbats, Kevin Lestrade, Paul Duvignau, Nicolas Fernandez, Etienne Bois, Alexandre Malsh, Guillaume Barrucq, Yann Hubert, Franck Lacaze, Jorgann Couzinet et Trash Go !

Alors, quel métier pour un surfeur ? 😉

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– Mon métier est bien pour surfer car : …
– Mais, …

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