Témoin d’un environnement qui se dégrade un peu chaque jour, ils jettent “une bouteille à la mer”. Amoureux de la nature, de la montagne pour certains, de l’océan pour d’autres. Ils sont trailers, grimpeurs, skieurs, apnéistes, parapentistes, vététistes, alpinistes, watermen… La nature est leur terrain de jeu, leur passion, mais aussi leur cadre de travail quotidien, puisque ces disciplines, ils les pratiquent tous à haut-niveau.

Le problème est sous leurs yeux, tous les jours. Ils en sont les témoins clé.

Conscients du dégât ils alertent en jetant “une bouteille à la mer”

Bien conscients qu’eux aussi ont leur part dans la dégradation de l’environnement. Exercer leur passion devenue profession les amènent bien souvent à voyager, prendre l’avion, consommer. Ce n’est pas pour autant que leur volonté, de faire mieux, de s’engager pour l’environnement, d’essayer de changer les choses, n’est pas présente ; bien au contraire.

Ce projet « bouteille à la mer » en est un bel exemple. Si cette « bouteille à la mer » contenait un message, il serait que la société de (sur)consommation  dans laquelle nous sommes est dangereuse pour nous et pour l’environnement. Qu’elle met en péril la biodiversité, notre environnement… et nos terrains de jeux. Dans l’eau, dans les airs, en forêt, en altitude, des déchets viennent bien souvent entacher des lieux magiques. Comme un rappel à l’ordre nous prouvant que nos gestes du quotidien sont loin d’être anodins. “Jeter à terre c’est jeter en mer”. 

Par ce projet « bouteille à la mer », orchestré par le freeskieur Mathieu Navillod et mis en scène par le photographe Dom Daher, spécialiste de l’outdoor et des actions sports, ces sportifs ont imaginé ce que risquait de devenir leur terrain de glisse si rien n’est fait. Une vision post-apocalyptique à travers 30 clichés qui donnent à réfléchir et envie d’agir… 10 athlètes ont participé au projet. Des passionnés souhaitant jetter une “bouteille à la mer”dans un élan commun, positif, enthousiaste.
Parmi eux : Kilian Jornet (trail, ski-alpinisme), Liv Sansoz (escalade, alpinisme, parapente), Mathieu Navillod (freeski), Stéphane Tourreau (apnée), Laurie Renoton (trail), Romain Raisson (parapente, freeski), Jean-Frédéric Chapuis (skicross, VTT), Zébulon (alpinisme, parapente), Rico Leroy (waterman), Emelie Forsberg (trail) 

Les clichés qui jettent “une bouteille à la mer”

Les 10 athlètes se sont donnés rendez-vous dans une des déchetteries du groupe Sclavo Environnement à Fréjus. Une déchetterie dont le métier est de co-construire une économie circulaire, vertueuse et décarbonée pour que nos déchets d’aujourd’hui deviennent nos matières premières et nos énergies de demain.

Rico Leroy – waterman

Romain Raisson, skieur et parapentiste

Stéphane Tourreau, vice-champion du monde d’apnée
Zébulon, alpiniste et parapentiste
Mathieu Navillod, freeskieur
Liv Sansoz, championne du monde d’escalade, alpiniste et parapentiste.
Laurie Renoton, traileuse, skieuse et vététiste
Kilian Jornet, star du trail et du ski-alpinisme
Jean-Frédéric Chapuis, champion olympique de skicross
Emelie Forsbergn, trail runner, ski mountaineer

Le Making of du projet bouteille à la mer

Les infos clé du recyclage en France

  • En 2016, nous avons produit 4,6 tonnes de déchets par habitant. Les ménages ont produit 9% de l’ensemble des déchets français. Que deviennent-ils? 65% partent en recyclage; 29% en élimination ; 6% en valorisation.
  • Le recyclage approvisionne 66% de l’industrie papetière, 50% de l’industrie de la sidérurgie, 58% de l’industrie du verre et 6% de la plasturgie.
  • 21 millions de tonnes de CO2 sont évités par le recyclage, l’équivalent de 100% des émissions annuelles du transport aérien français ou 18% des émissions annuelles du parc automobile français, 113 TWH (térawattheure) évités, soit l’équivalent de 16 réacteurs nucléaires en France.
  • 17 millions de tonnes de matières premières économisées.
  • 11 millions de barils de pétrole évités par la valorisation énergétique,
  • Le recyclage des ferrailles en France représente l’équivalent de 1277 Tours Eiffel.

Papier, chiffons, bois, aluminium, plomb, pneus, verre, cuivre… Tout ou presque se recycle. Et se revalorise. Un exemple en détail ? Les piles dont le taux de valorisation est de 78,4%. Pour 1 tonne de piles alcalines, on récupère ainsi 260 kg de zinc et composés de zinc, 330 kg d’alliages à base de fer et nickel et 180 kg de métaux divers comme le cobalt ou le plomb. Ces métaux sont ensuite réutilisés pour la fabrication d’objets de la vie courante comme des gouttières en zinc, des couverts en acier inoxydable, des bornes anti-stationnement, des articles de quincaillerie, des tôles de voitures, des coques de navires ou encore de nouvelles batteries (nickel) ou des composés pour panneaux photovoltaïques (Cadmium)